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Semprun et ses langues: outils de survie, de mémoire face à l’exil
| Summary: | Notre communication voudrait mettre en lumière la présence forte, vitale, d’un triple patrimoine culturel présent chez l’écrivain Semprun dont la langue maternelle est l’espagnol montrant le lien qu’il entretient avec le français et l’allemand. Nous nous proposons de confronter cette façon de vivre l’altérité, l’exil linguistique au sein du fait littéraire. Ceci nous conduira à l’analyse des problématiques identitaires et mémorielles développées par l’auteur. Notre exposé s’inscrit, en fait, dans une préoccupation de comprendre les raisons et les conséquences du choix d’une autre langue — en l’occurrence le français ou l’allemand— dans une activité aussi intime et intrinsèque qu’est l’écriture. Écriture qui reproduit une expérience de survie et devient une sorte de refuge dans lequel il refuse de se sentir stigmatisé. Dans Adieu, vive clarté… il souligne d’ailleurs ce besoin de pénétrer dans l’anonymat corrigeant au plus vite son accent français de façon à éviter tout type de xénophobie: « pour préserver mon identité d’étranger, pour faire de celle-ci une vertu intérieure, secrète, fondatrice et confondante, je vais me fondre dans l’anonymat d’une prononciation correcte ». Ces dans ses expériences authentiques d’exil, de violence, de souffrance, vécues en plusieurs langues mais racontées en français, qu’il soutirera le leitmotiv de la majorité de ses livres. |
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| Main Authors: | Alves, Ana M. |
| Subject: | Langues Outils Survie Mémoire Exil |
| Year: | 2015 |
| Country: | Portugal |
| Document type: | conference output |
| Access type: | open access |
| Associated institution: | Universidade Politécnica de Bragança |
| Language: | French |
| Origin: | Biblioteca Digital da UPB |
| Summary: | Notre communication voudrait mettre en lumière la présence forte, vitale, d’un triple patrimoine culturel présent chez l’écrivain Semprun dont la langue maternelle est l’espagnol montrant le lien qu’il entretient avec le français et l’allemand. Nous nous proposons de confronter cette façon de vivre l’altérité, l’exil linguistique au sein du fait littéraire. Ceci nous conduira à l’analyse des problématiques identitaires et mémorielles développées par l’auteur. Notre exposé s’inscrit, en fait, dans une préoccupation de comprendre les raisons et les conséquences du choix d’une autre langue — en l’occurrence le français ou l’allemand— dans une activité aussi intime et intrinsèque qu’est l’écriture. Écriture qui reproduit une expérience de survie et devient une sorte de refuge dans lequel il refuse de se sentir stigmatisé. Dans Adieu, vive clarté… il souligne d’ailleurs ce besoin de pénétrer dans l’anonymat corrigeant au plus vite son accent français de façon à éviter tout type de xénophobie: « pour préserver mon identité d’étranger, pour faire de celle-ci une vertu intérieure, secrète, fondatrice et confondante, je vais me fondre dans l’anonymat d’une prononciation correcte ». Ces dans ses expériences authentiques d’exil, de violence, de souffrance, vécues en plusieurs langues mais racontées en français, qu’il soutirera le leitmotiv de la majorité de ses livres. |
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